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CEFOM

Le bien-fondé de la création

Dans notre pays le système éducatif et leurs programmes calqués sur un apprentissage à la bureaucratie on tracé le chemin essentiellement orienté vers la fonction publique et la démarche avait pour réponse l’offre. Mais très tôt les nouveaux diplômés n’arrivaient plus à s’insérer dans la vie professionnelle.

Nous croyions que c’était pour cette raison que l’Etat avait créé et construit un grand centre national de formation professionnelle continue (CENAFOP) à Douala ville industrielle pour une adéquation formation-emploi et le renforcement des capacités des techniciens dans les entreprises et sur toute l’étendue du territoire jusque dans la sous région de l’Afrique (TCHAD).

Ce centre ouvre ses portes en 1981 et envoie ses formateurs pour la formation des formateurs en Europe :

  • Le BIT (Bureau International de Travail) nous fait savoir que le Cameroun accuse un grand retard par rapport à d’autres pays de la sous région. Mais quinze années plus tard l’état ferme ce centre et l’octroie à l’université de la place. Alors le modèle de l’éducation n’a pas changé.
  • Tous les formateurs qualifiés sont au chômage avec une dizaine de mois d’arriérés de salaire.
  • Nos universités et écoles sont en déphasage non seulement avec les réalités socio culturelles, mais aussi avec les besoins de l’emploi ;
  • dans les facultés des universités publiques, les amphis théâtre sont pleins à craquer et pourtant chaque année de nouveaux bacheliers sont déversés dans ces mêmes facultés.

La scolarité dans les universités privées est au-delà de 500 000FCFA en dépit du pouvoir d’achat faible des parents. Mais ceux-ci tentent désespérément de trouver une place pour leurs progénitures, malgré l’effectif déjà pré-torique. et même si les universités privées viennent en aide, le constat reste le même et les jeunes camerounais continuent de se faire valoir leurs compétences au chômage, puisqu’à la fin l’emploi n’existe pas et ces jeunes victimes de ce système continuent malheureusement d’être des dommages collatéraux.

Fort de constater tout cela et pour ne pas rester inactifs, nous avons formé en 1997 un groupe de six (06) formateurs dénommé GIC FOAS (Formateurs Associés) ceci pour pallier à notre niveau ce modèle issu de la colonisation.

C’est après dislocation des membres du groupe en 2000 que j’ai monté le projet du Centre de Formation et de Maintenance dénommé CEFOM et obtenir son agrément en avril 2001.

Voici les objectifs :

  • Contribuer à l’adéquation permanente des besoins de la formation et de ceux de l’emploi notamment
    • Création d’une main d’œuvre qualifiée ;
    • Formation à l’auto-emploi ;
    • Formation des techniciens à des tâches précises ;
    • Formation d’une nouvelle race de maîtres artisans capables de participer de façon effective au développement.

Voilà en bref le bien fondé de la création du CEFOM et nos motivations en ce qui concerne la formation professionnelle malgré les bacheliers, les licenciés et les diplômés de tout genre qui préfèrent les motos. Or c’est cette formation professionnelle qui valorise les diplômes.

L’emploi n’existe pas et ces jeunes victimes de ce système continuent malheureusement d’être des dommages collatéraux.

TCHATAT René